Edito

Veille et partage sur l'actualité des bibliothèques de Basse-Normandie
Lundi 14 novembre 2016 | Publié dans Actualités, Animations Expositions, Bibliothèques, Patrimoine

DERRIÈRE L’OBJECTIF D’ALPHONSE DE BRÉBISSON

Fonds de Brébisson, Médiathèque de Falaise

Fonds de Brébisson, Médiathèque de Falaise

En 2016, le groupe Sciences pour tous du Syndicat national de l’édition lance un appel à projet pour la valorisation des fonds de sciences en bibliothèque. Le Centre Régional des Lettres et l’Agence régionale du livre et de la lecture ont souhaité

s’y associer en valorisant les fonds patrimoniaux des bibliothèques dans le domaine des sciences et techniques. Une bibliothèque par département normand s’est investie dans le projet. Pour le département du Calvados, le choix s’est porté

sur la médiathèque de Falaise et son fonds sur Alphonse de Brébisson, naturaliste et photographe, originaire de Falaise.

Dans le cadre de l’action du ministère de la Culture et de la Communication en faveur du monde rural, la DRAC, la Région et la DRAAF soutiennent la médiathèque de Falaise dans une programmation multi-partenariale. Du 19 octobre au 26 novembre 2016, elle propose une exposition : « Paysage et gestes agricoles » accompagnée de conférences et d’animations. Alphonse de Brébisson a beaucoup apporté au monde agricole, c’est pourquoi il est intéressant de présenter son travail et de le confronter aux pratiques actuelles. De plus, ses travaux en matière de botanique le place parmi les chercheurs dans ce domaine les plus important du XIXe siècle. Par ailleurs, le fonds A. de Brébisson est particulièrement intéressant car il témoigne d’une grande richesse intellectuelle. Jean-Philippe Rioult, chercheur en botanique à l’université de Caen, décrit A. de Brébisson avec ces mots : « C’est vraiment la synthèse de l’esprit des Lumières et du savant moderne du XIXe siècle. »

Le fonds A. de Brébisson a fait l’objet d’un inventaire, disponible ici : Inventaire du Fonds de Brébisson. L’inventaire n’est pas exhaustif et il est toujours en cours. Le fonds est consultable sur place à la médiathèque de Falaise.

 

BIOGRAPHIE

BOTANIQUE

PHOTOGRAPHIE

RECONNAISSANCE SCIENTIFIQUE

VULGARISATEUR

 

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BIOGRAPHIE DE LOUIS ALPHONSE DE BRÉBISSON

Portrait de Louis Alphonse de Brébisson en naturaliste. Tirage papier albuminé d'après plaque de verre, vers 1860

Portrait de Louis Alphonse de Brébisson en naturaliste. Tirage papier albuminé d’après plaque de verre, vers 1860

Louis-Alphonse de Brébisson est un naturaliste et photographe français. Fils d’un entomologiste falaisien, il est né le 26 septembre 1798. Très jeune son père l’emmène régulièrement au Muséum d’histoire naturelle de Paris, et à la rencontre de ses collègues. C’est à cette période qu’il se passionne pour les sciences, et notamment la botanique.

Il est membre de plusieurs sociétés savantes, tel que : la Société Linnéenne de Normandie. Grand pédagogue et vulgarisateur des sciences, il participe au rayonnement scientifique en Normandie. Passionné de nature, il aime parcourir la campagne à la recherche de plantes ou d’algues à inventorier. Il est célèbre pour ses herbiers. En 1836 paraît son premier livre : Flore de Normandie, c’est un succès critique. Sa Flore est un inventaire des différentes espèces de plantes visibles en Normandie. Elle fait l’objet de cinq rééditions, à chaque fois enrichie.

Élu conseiller municipal en 1846, il est très impliqué dans la vie de sa commune et très à l’écoute des administrés.

Passionné de photo, il fonde, en 1854, la Société Française de Photographie. À ce titre, il est l’un des pionniers de la photographie en Normandie. Il est à l’origine d’innovations de techniques photographiques, qui sont reprises par ses collègues. Il améliore le daguerréotype en réduisant le temps de pause de plusieurs heures à 20 minutes. Ainsi que le séchage avec la « fourchette de Brébisson ». Il met au point le « châssis-presse » pour le tirage des épreuves positives. Il est l’un des premiers à reprendre le procédé de la plaque d’Albumine pour la photographie au microscope, qu’il utilisera fréquemment pour ses recherches (en botanique).

Louis-Alphonse de Brébisson s’éteint le 26 avril 1872.

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BOTANIQUE

Flore de Normandie

Œuvre phare d’Alphonse de Brébisson.

À l’origine, le projet de rédaction d’une Flore de Normandie émane de la Société Linnéenne de Normandie. La société commande à plusieurs botanistes la description d’une famille de plantes avec une date de remise de leurs travaux. Seul Alphonse de Brébisson, chargé de l’inventaire des orchidées, s’acquitte de son travail et décide d’achever celui des autres. Théodore Chalopin (1799-1834), son ami imprimeur, lui propose de publier ses recherches. Dans un premier temps, il s’y refuse pensant qu’un tel livre ne rencontrerait pas l’intérêt du public. Il finit par accepter et Flore de Normandie paraît en 1836. La Flore rencontre un succès immédiat, et marque son temps ; tant par la précision des descriptions présentées que par la rigueur scientifique dont il fait preuve. On y trouve un inventaire de toutes les espèces végétales observables en Normandie. Les plantes sont classées par familles et chacune fait l’objet d’une description détaillée. Les différents genres et espèces sont décrits physiquement ainsi que toutes les phases auxquelles ils ont été observés. Le travail est considérable mais A. de Brébisson peut compter sur le soutien de ses collègues botanistes qui lui transmettent leurs propres observations.

La Flore est rééditée quatre fois et à chaque fois enrichie. Bien qu’à l’origine destinée aux botanistes, les amateurs de plantes et de jardinage s’en emparent aussi. Jules Morière (1817-1888), ami d’A. de Brébisson, en atteste dans la notice

Notice biographique sur Alphonse de Brébisson naturaliste, Jules Morière, 1874

Notice biographique sur Alphonse de Brébisson naturaliste, Jules Morière, 1874

qu’il lui consacre en 1874, p. 6-7.

« Dès 1824, c’est-à-dire un an après sa naissance, la Société Linnéenne décida qu’elle publierait une Flore de la Province ; le travail fut réparti entre les divers membres de la Compagnie, qui choisirent les familles qu’ils comptaient pouvoir le mieux étudier. Les orchidées furent confiées à M. de Brébisson ; lors de la réunion de l’année suivante, qui avait été fixée pour coordonner les divers mémoires et réunir les familles en un seul volume, le botaniste de Falaise se présenta seul avec un travail complet, et ses confrères le prièrent alors d’accepter les quelques notes qu’ils avaient pu rédiger. De Brébisson se mit avec ardeur à la besogne, et en 1835 il fit paraître Flore de Normandie. Cet ouvrage, qui en est aujourd’hui à sa 4e édition, et que l’auteur s’est constamment appliqué à améliorer, est sans contredit celui qui a le plus contribué à propager le goût des études botaniques dans notre province. »

Nous avons numérisé cette notice qui sera disponible en format numérique dans une nouvelle version de Normannia (bibliothèque virtuelle normande et catalogue collectif normand du CRL).

La dernière version de la Flore est publiée en 1879, à titre posthume, par J. Morière.

Vous pouvez trouver les cinq éditions de la Flore numérisées sur Google books et Gallica : 1re éd. ; 2e éd. ; 3e éd. ; 4e éd. ; 5e éd. Nous avons également numérisé la première édition de Flore de Normandie qui sera disponible dans une nouvelle version de Normannia.

 

Travaux sur les algues microscopiques

Étude microphotographique d'une diatomée, Alphonse de Brébisson crédit photo : Ministère de la Culture (France) – Médiathèque de l'architecture et du patrimoine – Diffusion RMN

Étude microphotographique d’une diatomée, Alphonse de Brébisson
crédit photo : Ministère de la Culture (France) – Médiathèque de l’architecture et du patrimoine – Diffusion RMN

A. de Brébisson connaît une renommée mondiale grâce à ses travaux sur les algues microscopiques et notamment les diatomées. Il est le premier à les découvrir. Elles sont évoquées pour la première fois dans son ouvrage Algues des environs de Falaise décrites et dessinées, publié en 1835 avec Louis-Luc Godey (1813-1873). L’ouvrage présente huit planches dessinées et coloriées à la main.

Il poursuit ses recherches sur les algues microscopiques avec la parution en 1838 de Considération sur les diatomées, puis Mémoire sur les diatomées en 1839.

En 1842 il se lance dans l’organisation et la classification des diatomées et des desmidiées. Pour ce travail il correspond avec des chercheurs anglais et allemands. Ses travaux sont repris par de nombreux scientifiques. Ce long travail sera publié par son fils à titre posthume.

Un mica absolument remarquable d’A. de Brébisson est encore conservé à la médiathèque de Falaise. Les micas sont les ancêtres des lames minces utilisées pour la microscopie.

 

zoom1Diatomées : organismes microscopiques de nature végétale vivant dans l’eau. Ces algues microscopiques unicellulaires sont jaunes et brunes. Elles vivent dans l’eau douce. Pour les étudier, les classer, et les nommer, on débarrasse les frustules de leur contenu cellulaire afin d’avoir accès au dessin des stries sur lequel est basé toute la classification.

zoom1Desmidiées ou desmidiales : micro-algues vertes ; la plupart sont unicellulaires et elles vivent dans l’eau douce.

zoom1Société Linnéenne de Normandie : fondée en 1823, la SLN est une société scientifique régionale à vocation naturaliste. Elle a pour but l’étude du patrimoine naturel à travers ses aspects botaniques, mycologiques, zoologiques, géologiques, géomorphologiques. De nos jours la SNL est toujours active, ses bureaux sont situés à la bibliothèque universitaire de Sciences-STAPS de Caen. Vous pouvez retrouver toutes les informations la concernant ici : http://scd.unicaen.fr/partenariats/societe-linneenne-de-normandie/.

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PHOTOGRAPHIE

Pour une meilleure compréhension de ce qu’est la photographie au XIXe siècle et des différentes techniques évoquées à la suite, nous vous invitons à consulter notre article sur l’histoire de la photographie au XIXe siècle, disponible ici.

Bien que l’œuvre d’Alphonse de Brébisson dans le domaine de la photographie reste peu connue, elle n’en est pas moins importante. On ne peut pas évoquer l’activité botanique de A. de Brébisson sans son approche de la photographie. Ses recherches, notamment en microphotographie lui sont précieuses dans son travail de botaniste. Dès 1839, il se passionne pour cet art et devient rapidement à la fois photographe professionnel, mais aussi l’un des pionniers en Normandie et plus largement en France. Ses apports dans le domaine sont nombreux et significatifs. Grâce à de solides connaissances scientifiques, il construit et améliore lui-même ses appareils de photographie et met au point de nouvelles techniques de photographie. Comme en témoigne Jules Morière (1817-1888) dans la notice qu’il lui consacre en 1874 :

« Lorsque en 1839, Nicéphore Niépce et Daguerre firent connaître au public les procédés qui permettent de fixer les images […] Alphonse de Brébisson fut un des premiers en France qui se sentit entraîné par cet art tout nouveau, dont alors on était loin de prévoir les futurs résultats. [...] [il] construisit d’abord lui-même les appareils dont l’industrie ne s’était pas encore occupée ; il se procurait des lentilles chez divers fabricants ; il combinait lui-même des verres de différentes courbures, et souvent après bien des essais infructueux, il parvenait à obtenir des résultats inespérés. L’esprit observateur, l’intelligence et la persévérance d’Alphonse de Brébisson devaient apporter leur contingent dans le progrès du Daguerréotype. » (p.17)

Nous avons numérisé cette notice qui sera disponible en format numérique dans une nouvelle version de Normannia (bibliothèque virtuelle normande et catalogue collectif normand du CRL).

 

La pratique du daguerréotype :

A. de Brébisson utilise le daguerréotype dès ses débuts en 1839 et n’a de cesse de l’améliorer. En 1840, il parvient à diminuer le temps de séchage de façon significative qui passe de plusieurs heures à vingt minutes. Il y parvient par

Fourchette de Brébisson

Fourchette de Brébisson

l’invention d’une fourchette révolutionnaire. L’outil appelé « fourchette de Brébisson », du nom de son inventeur, permet de tenir la plaque au-dessus d’une lampe à alcool afin de sécher l’épreuve après un lavage final. Il réduit, également, le temps de pose qui passe à douze secondes à l’ombre et à une minute au soleil. Enfin il modifie le matériel de daguerréotypie pour le rendre plus transportable et manipulable. Il présente ses améliorations en 1841 avec la publication de De quelques modifications apportées aux procédés du daguerréotype. Ce volume a été numérisé par Gallica et vous pouvez le retrouver ici. Il continuera de publier sur le sujet jusqu’en 1863.

 

La pratique du calotype :

À partir de 1848 il s’intéresse à la photographie papier, notamment au calotype, et publie Glanes photographiques. Notes complémentaires concernant la photographie sur papier. Il invente un nouveau modèle de cadre destiné à accueillir les épreuves positives. Un système de volets fermés par des ressorts, permet de contrôler l’apparition de l’épreuve positive sans risque de déplacer le négatif. C’est ce que l’on appelle le châssis-presse. Pour cette invention il reçoit en 1848, une médaille de 500 francs de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale.

 

La plaque de verre :

En 1848, l’Académie des sciences relaie les recherches d’Abel Niépce de Saint-Victor (1805-1870) sur la plaque d’Albumine. Pour plus de netteté lors de la prise photographique, il préconise l’utilisation de plaque de verre comme support aux produits photosensibles. A. de Brébisson reprend le procédé en construisant une machine permettant la photographie au microscope. C’est une découverte majeure pour ses recherches, car elle lui ouvre de nouvelles possibilités. Il est parmi les premiers à utiliser la photographie pour un usage microscopique dans le domaine des sciences. Il prend de nombreuses vues microscopiques des micro-algues. La photographie révolutionne la recherche en matière de botanique en permettant des clichés beaucoup plus précis et rapides des spécimens ; là où le dessin demande du temps.

À partir de 1855 il prépare ses plaques avec la méthode du collodion humide. Cette technique d’une grande sensibilité permet des épreuves instantanées, cependant la sensibilité de la plaque est particulièrement éphémère, il faut donc travailler vite. Bien qu’A. de Brébisson produise de nombreux clichés de micro-algues, aujourd’hui nous n’en conservons plus qu’une petite partie. Ils sont conservés aux Archives photographiques nationales.

En 1862, A. de Brébisson commence à utiliser le collodion sec instantané qui devient très vite son procédé de prédilection. Il permet de garder la sensibilité du collodion grâce à un sirop de sucre et de gomme arabique. Certains tirages obtenus par cette méthode sont dévoilés à l’exposition universelle de Londres et à Amsterdam.

Etude botanique d'un plant de « cabaret aux oiseaux », une fougère (Dipsacus Fullonum) dans la cour de l'Hôtel de Brébisson, Alphonse de Brébisson, Négatif noir et blanc ; support verre. Crédit photo Ministère de la Culture (France) – Médiathèque de l'architecture et du patrimoine – Diffusion RMN

Étude botanique d’un plant de « cabaret aux oiseaux », une fougère (Dipsacus Fullonum) dans la cour de l’Hôtel de Brébisson, Alphonse de Brébisson, Négatif noir et blanc ; support verre.
crédit photo :  Ministère de la Culture (France) – Médiathèque de l’architecture et du patrimoine – Diffusion RMN

La stéréoscopie :

En 1863, il utilise, également, la stéréoscopie qui donne du relief aux photographies avec des lunettes spéciales (l’ancêtre de notre 3D actuelle !). Il l’utilise pour ses prises de vues du Sud de la France dont les clichés sont présentés lors de l’exposition universelle de Londres.

Jardin, Alphonse de Brébisson Négatif noir et blanc ; support verre ; vue stéréoscopique  crédit photo : Ministère de la Culture (France) – Médiathèque de l'architecture et du patrimoine – Diffusion RMN

Jardin, Alphonse de Brébisson
Négatif noir et blanc ; support verre ; vue stéréoscopique
crédit photo : Ministère de la Culture (France) – Médiathèque de l’architecture et du patrimoine – Diffusion RMN

 

Selon Louis-Luc Godey (1813-1873), son collègue botaniste, la production photographique d’A. de Brébisson dépasse en qualité celle de ses homologues parisiens. On y trouve beaucoup de paysages, des reproductions de statuettes, de plantes, des vues urbaines, des scènes de groupe et des portraits. Très accessible, beaucoup d’inconnus s’arrêtent chez lui pour se faire « tirer le portrait ».

 

zoom1La Société d’encouragement pour l’industrie nationale est une association fondée en 1801. Elle a pour but de favoriser l’engagement de la France dans la Révolution industrielle, en relevant le défi britannique, et de favoriser toutes les formes de création au service de l’intérêt national. Cette société qui a aujourd’hui plus de 210 années d’existence poursuit son activité au service de l’industrie et de l’innovation technologique.

zoom1Académie des sciences : créé en 1666 elle est d’abord nommée Académie royale des sciences. C’est l’une des cinq académies regroupées au sein de l’Institut de France. Elle encourage et protège l’esprit de recherche, et contribue aux progrès des sciences et de leurs applications. Pour plus d’informations consultez le site internet de l’Académie : http://www.academie-sciences.fr/fr/.

zoom1Plaque d’Albumine : premier procédé de photographie sur verre. La plaque est d’abord traitée avec un mélange de blanc d’œuf, d’iodure de potassium, et de chlorure de sodium. Après séchage la plaque est plongée dans une solution de nitrate d’argent acidifiée. Le développement du négatif se fait avec une solution d’acide gallique. On obtient ainsi un négatif d’une excellente définition si on le compare avec ceux obtenus par le calotype. Le problème que présente le procédé est qu’il faut une longue exposition à la lumière pour obtenir un tirage positif.

zoom1Le collodion humide : procédé photographique attribué à Frederick Scott Archer (1813-1857) en 1851. Les clichés obtenus grâce à cette technique sont d’une grande finesse et permettent d’observer une gamme de gris très étendue. Cependant le procédé pose problème car le négatif obtenu devait être préparé, exposé et développé dans un temps très court – 15 à 30 minutes – car une fois sec la plaque devient insensible. Le collodion humide est composé d’une solution de nitrocellulose plongée dans de l’éther alcoolisé, qui se change en une fine pellicule par évaporation. Une fois la plaque sèche, on la plonge dans un bain de nitrate d’argent pour la sensibiliser. On égoutte la plaque et on la transfert dans un châssis étanche à la lumière. On peut alors procéder à la prise de vue. La plaque est immédiatement développée en chambre éclairée en lumière rouge clair avec de l’acide gallique ou du sulfate de fer puis fixée au thiosulfate de sodium ou de cyanure de potassium.

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RECONNAISSANCE SCIENTIFIQUE

Relations et échanges :

 

Dans sa jeunesse, Alphonse de Brébisson étudie au collège de Falaise. Il a pour camarade de classe Frédéric Galeron (1794-1838)Arcisse de Caumont (1801-1873) et Frédéric de la Fresnay (1783-1861). Son père, Jean-Baptiste Gilles de Brébisson (1760-1832), entretient des relations avec de grands scientifiques et l’emmène dans ses déplacements. Il est, très jeune, plongé dans un monde d’érudition et d’échanges pluridisciplinaires. À l’âge adulte, il conserve des relations avec de nombreux scientifiques connus et reconnus, en Normandie, en France, mais aussi dans toute l’Europe. A. de Brébisson jouissait d’une véritable reconnaissance de ses pairs ; en témoigne la notice que lui consacre, Jules Morière (1817-1888) en 1874 :

« Cette lettre, que je recevais un mois avant la mort d’Alph. de Brébisson, prouve quel rigoureux observateur des convenances il était et quelle délicatesse le dirigeait ici comme dans toutes ses

actions, en même temps qu’elle

témoigne de toute sa lucidité d’esprit. Il a eu le rare bonheur de conserver dans tout leur éclat, jusqu’à la fin de sa carrière, les brillantes facultés de son intelligence. » (p. 14)

Et

« Un grand nombre de savants français et étrangers ont tenu à honneur de venir rendre visite au Botaniste Normand et ils repartaient avec autant d’estime pour la personne qu’ils avaient éprouvé d’admiration pour les travaux du savant. » (p. 20)

Nous avons numérisé cette notice qui sera disponible en format numérique dans une nouvelle version de Normannia (bibliothèque virtuelle normande et catalogue collectif normand du CRL).

Il travaille et partage son travail avec de nombreux chercheurs, notamment avec ses collègues botanistes, comme en témoigne J. Morière :

« Il y avait alors, dans la ville de Vire, une pléiade de botanistes dont cette cité avait le droit d’être fière, et vers laquelle Alphonse de Brébisson se sentait naturellement attiré. De là ses fréquents voyages dans le Bocage et ses relations suivies avec les Dubourg d’Isigny, les Delise, les René Lenormand, les Chauvin, les Pelvet, les Despréaux, qui ont fait progresser diverses branches de la botanique, mais surtout la Cryptogamie, qui comptait parmi eux des spécialistes remarquables. Avec de tels hommes, de Brébisson se trouvait en famille. » (p. 7)

Il est particulièrement important pour A. de Brébisson de partager son savoir plutôt que de le conserver pour lui :

« la générosité qu’il mettait à faire profiter de ses observations les personnes qui s’occupaient des mêmes études que lui » (p. 19).

C’est par le partage des connaissances que la recherche peut avancer.

En matière de photographie, ses améliorations et techniques sont reprises par la plupart des photographes de son temps. A de Brébisson n’hésite pas à partager son savoir-faire avec ses collègues photographes, comme le souligne J. Morière :

« Tout disposé à être utile aux personnes qui s’occupaient de photographie, le savant de Falaise ne refusa jamais de communiquer les résultats de ses nombreuses expériences. » (p. 18)

 

Participation et création de sociétés savantes :

 

A. de Brébisson crée et fait partie de nombreuses sociétés savantes et littéraires. Ainsi, il contribue au rayonnement scientifique de la Normandie.

1823 : déjà membre de la Société Linnéenne de Paris avec son père. Il participe à la création de la Société Linnéenne du Calvados, qui deviendra trois ans après la Société Linnéenne de Normandie. Il est aidé dans cette entreprise de son ami A. de Caumont et d’autres naturalistes des environs de Caen – Jean-Vincent-Félix Lamouroux (1779-1825)Jacques-Armand Eudes-Deslongchamps (1794-1867) – il fait partie de cette génération d’intellectuels actifs de l’École naturaliste normande dont Falaise et Vire sont le berceau.

1824 : A. de Caumont crée la Société des antiquaires de Normandie dont il est membre.

1834 : A. de Brébisson fonde une société d’Agriculture, une société des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Falaise, et une société pour le progrès de l’Agriculture, de l’Industrie, et de l’Instruction, qui fusionneront en 1837.

30 novembre 1854 : A. de Brébisson participe à la création de la Société française de photographie. Grâce à son titre de membre fondateur, il participe à l’exposition universelle de Londres en 1862.

1855 : création de la Société des beaux-arts de Caen, et A. de Brébisson en fait partie.

Carte de membre fondateur de la Société d'Agriculture de l'Arrondissement de Falaise

Carte de membre fondateur de la Société d’Agriculture de l’Arrondissement de Falaise

 

zoom1Société Linnéenne de Normandie : fondée en 1823, la SLN est une société scientifique régionale à vocation naturaliste. Elle a pour but l’étude du patrimoine naturel à travers ses aspects botaniques, mycologiques, zoologiques, géologiques, géomorphologiques. De nos jours la SNL est toujours active, ses bureaux sont situés à la bibliothèque universitaire de Sciences-STAPS de Caen. Vous pouvez retrouver toutes les informations concernant la Société Linéenne de Normandie.

zoom1Société des antiquaires de Normandie : fondée en 1824, c’est une société historique et archéologique normande. Elle tient ses réunions à l’hôtel d’Escoville, à Caen. La société a pour vocation l’étude de l’histoire et de l’archéologie des cinq départements de Normandie. En 1854-1855, la société a installé son musée, principalement constitué de ses collections archéologiques dans une partie de l’ancien collège du Mont. Le bâtiment et le musée ont été partiellement sinistrés en 1944, puis les collections ont été déposées en 1983 au Musée de Normandie (château de Caen) ainsi qu’au musée gallo-romain de Vieux. Ses archives sont déposées aux archives départementales du Calvados (sous-série 83 F) et sont librement consultables. Pour plus d’informations vous pouvez consulter le site internet de la Société des antiquaires de Normandie.

zoom1Société française de photographie : fondée le 15 novembre 1854, prévue au départ pour améliorer le procédé de photographie, elle organise également des expositions, des conférences et séminaires et publie des documents sur la photographie. À partir du XXe siècle, la société a pour but de conserver et de valoriser les nombreux clichés photographiques qu’elle possède dans ses collections. Aujourd’hui la collection de la SFP représente : 10 000 tirages et 50 000 négatifs (dont 5 000 autochromes), et une bibliothèque spécialisée comptant environ 8 000 livres et plus de 650 journaux. Pour plus d’informations vous pouvez consulter le site de la SFP.

zoom1Société des beaux-arts de Caen : fondée en 1855 et basée à Caen. Elle est spécialisée dans les domaines de l’archéologie et des beaux-arts. A. de Caumont est l’un de ses membres fondateurs.

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VULGARISATEUR

Vulgarisateur

Alphonse de Brébisson partage son travail avec la communauté scientifique et il accorde autant d’importance à diffuser et à vulgariser ses recherches auprès du public, en particulier celui des agriculteurs. Il

« fait voir que la botanique peut aussi venir en aide aux travaux agricoles en montrant quels sont les terrains les plus convenables aux plantes que l’on cultive » (notice de Jules Morière (1817-1888) p. 16).

Il rédige plusieurs manuels pratique à l’usage des agriculteurs. En 1826, il publie avec Frédéric Galeron (1794-1838) et le géologue Jules Pierre François Stanislas Desnoyers (1800-1887) le tome 1 de la Statistique de l’arrondissement de Falaise. Ce livre analyse le Calvados dans ses moindres détails, tant sur le plan naturel que territorial – routes, découpage administratif, etc. L’ouvrage se compose de trois volumes, dont le tome 1 et le tome 2 ont été numérisés par Gallica et sont disponibles ici et ici. Le tome 3 est composé d’un ensemble de cartes et de planches de l’arrondissement de Falaise.

À partir de 1835, il donne des cours de botanique destinés aux agriculteurs et écrit des cahiers de botanique à l’usage des écoles primaires. Vous pourrez retrouver ces cours numérisés dans une nouvelle version de Normannia (bibliothèque virtuelle normande et catalogue collectif normand du CRL). En attendant nous avons transcrit le deuxième cahier et le troisième cahier de cette série.

Avec l’aide de la Société Agricole, il crée un jardin botanique à Falaise en 1837 afin de montrer au plus grand nombre comment s’occuper des plantes. Il donne également de nombreuses plantes à des jardins botaniques existants.

Lettre mairie de Bayeux, 21 décembre 1868.

Lettre mairie de Bayeux, 21 décembre 1868. Transcription.

En 1838, il publie un herbier prairial à l’usage des agriculteurs qui nous indique tout l’intérêt qu’il porte à la transmission des connaissances à ceux qui travaillent la terre. En cela c’est un précurseur en France comme en témoigne J. Morière dans la notice qu’il lui consacre en 1874.

« C’est encore un des services rendus par M. Brébisson de n’avoir pas fait seulement de la science spéculative, mais de s’être toujours préoccupé du côté pratique et des avantages que pouvait procurer à tout le monde la vulgarisation des connaissances scientifiques. En Angleterre et en Allemagne, le concours utile des sciences naturelles est si justement apprécié que des traités élémentaires de Géologie et de Botanique appliqués à l’Agriculture sont aussi répandus que des traités d’Arithmétique. Un ouvrier carrier sait le vrai nom de la roche qu’il exploite, et le cultivateur intelligent connaît le sous-sol que recouvre la terre végétale qu’il cultive. Nous sommes encore bien loin en France d’une telle popularité de la science que de Brébisson appelait de tous ses vœux et à laquelle il a travaillé pendant toute sa vie. » (p. 16-17)

A. de Brébisson accompagne également, avec attention, les botanistes en herbe. Il est important pour lui de transmettre et de maintenir des relations avec les futurs chercheurs qui perpétueront la recherche dans son domaine :

« la bienveillance qu’il manifestait dans ses relations, surtout avec les jeunes gens qui débutaient dans l’étude de la botanique et qui avaient besoin de conseils et d’encouragements. Non seulement il se plaisait à déterminer les plantes que ces derniers lui soumettaient fréquemment, mais le fascicule qui lui avait été adressé revenait à l’expéditeur avec de nombreuses espèces qu’il y avait ajoutées et qui étaient, pour le débutant, des types bien précieux. Les collections botaniques de de Brébisson étaient ouvertes à tous les botanistes qui voulaient les consulter » (notice de J. Morière, p. 19-20).

Il forme et transmets ses connaissances au tout public. En 1833, il crée avec son ami F. de Galeron une école du soir pour adultes.

À partir de 1850, il donne des cours de photographie. Ainsi, il initie de nombreuses personnes à la photographie à Falaise et contribue au rayonnement d’une école de la photographie en Normandie.

 

Homme public

A. de Brébisson s’implique également dans la vie politique et publique de Falaise. Le 18 juillet 1838 à la mort de F. Galeron il lui succède au poste de bibliothécaire de Falaise.

En 1846 il est élu au conseil municipal de la ville et se présente comme « le vice-président de la Gauche ». Cependant il échoue aux élections de député, ce qui ne l’impacte pas trop, car cela lui évite une charge supplémentaire qui ne lui permettrait pas de se concentrer sur son travail de scientifique.

En 1848 il est élu au poste de conseiller général.

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HISTOIRE DE LA PHOTOGRAPHIE AU XIXe

Le procédé de photographie est inventé par Nicéphore Niépce (1765-1833) au début du XIXe siècle. Son associé Louis Daguerre (1787-1851), amène le procédé à maturation avec le daguerréotype. La découverte est annoncée le 19 août 1839 par François Arago (1786-1853) devant l’Académie des sciences et l’Académie des beaux-arts réunies. Très vite, le gouvernement français, conscient de l’intérêt d’un tel procédé permettant de fixer la réalité, l’achète au prix d’une pension viagère attribuée aux inventeurs (et leurs ayants droit).

La fin du XIXe siècle est le théâtre d’un bouillonnement d’innovations dont fait partie la photographie. Le procédé se développe énormément : amélioration des techniques, du matériel et démocratisation de la pratique. On trouve du matériel plus facilement et de bon marché. Alors la photographie d’abord réservée à une élite – professionnels, chercheurs et riches amateurs – devient une activité de loisir et se pratique en masse. D’un appareillage très lourd, jusqu’à 50 kilos en 1839, il s’allège et devient portable. Les temps de pose sont considérablement réduits, passant de plusieurs minutes en plein soleil à moins d’une seconde. Ainsi la photographie du XIXe siècle est indissociable du progrès technique. Ce qui a une influence sur les collections de photographies conservées en bibliothèque : les clichés sont rares avant 1850, plus important entre 1850-1880, et plus nombreux pour les années 1880-1914.

Les principaux procédés que l’on retrouve au XIXe siècle en matière de photographie sont les suivants :

-    Le daguerréotype est une plaque de cuivre argentée rendue sensible à la lumière par une exposition préalable à la vapeur d’iode. La plaque permet de fixer une image positive directe après un temps de pose qui au départ était de 10 à

18 minutes, mais qui se réduit avec l’amélioration des techniques. La plaque est ensuite, exposée aux vapeurs de mercure et l’image apparaît. L’image est alors fixée avec du sel marin au départ et par la suite par de l’hyposulfite.

Daguerréotype, 1839

Daguerréotype, 1839

 

Abraham Lincoln, Nicholas H. Shepard, daguerréotype, 1846

Abraham Lincoln, Nicholas H. Shepard, daguerréotype, 1846

 

 

-        Le négatif/positif ou calotype. Procédé mis au point en 1841 par William Henry Fox Talbot (1800-1877).

Pour obtenir un négatif papier on enduit une feuille de papier glacé d’une solution de nitrate d’argent. Une fois sèche, on la plonge dans une solution d’iodure de potassium. La feuille est ensuite lavée à l’eau, séchée, puis stockée à l’abris de la lumière. Pour faire une épreuve, elle est ensuite enduite d’un mélange d’acide gallique et de nitrate d’argent. Le feuille est utilisée sèche ou humide dans la chambre noire. L’exposition varie en fonction de la luminosité et du sujet photographié. On fixe l’image avec une solution chaude d’hyposulfite de soude, elle est lavée à l’eau, séchée et cirée. On obtient ainsi un négatif papier.

La feuille de papier qui sert pour le tirage positif est mouillée dans une solution de sel de cuisine, puis après un court séchage, elle est enduite de nitrate d’argent, cette dernière action peut être renouvelée pour augmenter sa sensibilité.

Pour obtenir une épreuve, le négatif papier est appliqué sur le support positif. Les deux feuilles sont maintenues en contact par pression dans un châssis, puis exposées à la lumière, jusqu’à ce que l’image positive se forme. L’image est ensuite fixée avec de l’hyposulfite de soude.

Au départ le procédé est peu esthétique par rapport à la précision des détails du daguerréotype. Mais il est amélioré par la technique du négatif sur verre, qui permet des tirages rivalisant avec la finesse du daguerréotype. Cette technique le remplace donc très vite. Elle est à l’origine d’un pas important dans l’histoire de la photographie, car elle permet le tirage de nombreuses épreuves à partir d’une seule prise de vue. Ce procédé est la base de la photographie argentique moderne.

Edinburgh Ale : James Ballantine, Dr George Bell et David Octavius Hill, Hill et Adamson, calotype, 1844

Edinburgh Ale : James Ballantine, Dr George Bell et David Octavius Hill, Hill et Adamson, calotype, 1844

 

Après ce bref exposé de ce qu’est la photographie au XIXe siècle, on comprend bien qu’il fallait avoir de solides connaissances en chimie et en ingénierie pour la pratiquer. Dès l’invention de la photo, on a conscience que son intérêt de reproduire la réalité ne deviendrait vraiment important que, si les images produites pouvaient l’être en grand nombre, stables, à moindre coût, et rapidement. À la fin du XIXe siècle l’évolution des techniques permet l’illustration des livres, de la presse et de carte postale par des images photographiques. Ainsi la photographie s’inscrit bien dans la grande période d’innovation et d’invention qu’est le XIXe siècle. On comprend ainsi pourquoi, les photographies sont en si grand nombre dans les bibliothèques.

 

zoom1Académie des sciences : crée en 1666 elle est d’abord nommée Académie royale des sciences. C’est l’une des cinq académies regroupées au sein de l’Institut de France. Elle encourage et protège l’esprit de recherche, et contribue aux progrès des sciences et de leurs applications. Pour plus d’informations consultez le site internet de l’Académie : http://www.academie-sciences.fr/fr/.

zoom1Académie des beaux-arts : est une institution artistique, membre de l’Institut de France, créée par l’ordonnance du 21 mars 1816. Elle est l’héritière des Académies royales de peinture et sculpture, créée en 1648, de musique, de 1669, et d’architecture, fondée en 1671. Pour plus d’informations consultez le site de l’Académie : http://www.academie-des-beaux-arts.fr/sommaire/index.html.

Mercredi 2 novembre 2016 | Publié dans Actualités

Soirée Afrique de l’Ouest à Verson, le 19 novembre

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Au rendez-vous du donner et du recevoir,

chers à Senghor

 

Venez vivre l’échange culturel le 19 novembre, lors de la soirée organisée par l’Espace Senghor au profit du Jumelage Coopération Caen-Thiès.

19 h 00 – Repas sénégalais

Préparé par le jumelage Caen-Thiès*

Thié Bou Yap, plat typique de viande et de riz – dessert glacé

 Adulte : 9 € – Enfant : 5 €

 Boissons non comprises

Sur réservation à la bibliothèque de Verson avant le 15 novembre

* les bénéfices soutiendront la création d’un potager et d’une bibliothèque à Thiès.

20 h 30 – Concerts - Entrée gratuite

MINI OUENZÉ

Duo électro-jazz

albi benoist

 

   Chanteuse de Brazzaville, Alvie Bitemo écrit des textes hantés par l’histoire tragique de son pays, qu’elle chante en lingala, lari, ou en français.

    Ses paroles subversives et tendres restent portées par un espoir indéfectible, affirment une nécessité de dire et refusent de se laisser étouffer par quelque pouvoir que ce soit.

    Sans chercher un juste milieu, le duo formé avec Benoist Bouvot à la guitare, déploie un répertoire vaste qui tire les sonorités congolaises vers de nouveaux registres, afro-jazz.

    En savoir plus sur MINI OUENZE

    Ecouter Mini Ouenze

 BO GNÉWÉ

par la Cie Awama

 Percussions africaines dansées

En wolof, Bo Gnéwé … Yangi Deg  ! ça veut dire : Si tu viens, tu vas comprendre !

Document4 (Page 1) Entendez par là, vous allez voir les liens qui se tissent entre ces gars là !

Et effectivement ! A entendre et voir ces artistes d’exception, issus pour certains du Ballet National du Congo, pour d’autres des Tambours de Brazza et de Doudou N’Daye Rose, on comprend.

 Des histoires de cultures, d’attirances et de répulsions, de différences et de rencontres, d’identités et de métissages. Bref la vie quoi !

Un spectacle qui parle d’identité, de métissage et d’héritage, où les hommes partagent leurs savoirs et leurs particularités.

  Un avant goût de BO GNEWE sur le site de la Compagnie AWAMA

Renseignements et réservations (pour le repas) à la bibliothèque – 02 31 26 44 80

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Mercredi 2 novembre 2016 | Publié dans Actualités

Stage Médiation des collections numériques Média Normandie

Média Normandie organise une nouvelle session du stage « Médiation des collections numériques » animé par Anne-Gaëlle Gaudion les 14 et 15 novembre à Rouen (Bibliothèque universitaire Sciences de Mont-Saint-Aignan).

Si vous avez raté la session des 17 et 18 octobre à Caen, n’hésitez pas à vous inscrire : il reste encore des places pour cette version rouennaise !

Le programme est en ligne, ainsi que le bulletin d’inscription. Pour plus d’infos, contactez l’équipe de Média Normandie : 02 31 56 69 82 / media-normandie@normandie-univ.fr

Jeudi 13 octobre 2016 | Publié dans Actualités

Stages territoriaux gratuits Média Normandie en octobre et décembre

Média Normandie organise fin 2016 deux stages financés par la DRAC, donc gratuits pour les personnels territoriaux :

• « Médiation des collections numériques » les 17 et 18 octobre à Caen (Média Normandie), animé par Anne-Gaëlle Gaudion, formatrice spécialiste du numérique en bibliothèque : programme

• « (Ré)aménager les espaces en bibliothèque » les 1er et 2 décembre à Caen (Bibliothèque Alexis de Tocqueville), animé par Marie-Françoise Bisbrouck, expert-consultante pour la construction, l’aménagement et l’équipement des bibliothèques : programme

Il reste encore des places, n’hésitez pas à vous inscrire ! Pour plus d’informations, vous pouvez contacter l’équipe de Média Normandie au 02 31 56 69 82 ou media-normandie@normandie-univ.fr